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Comme les ateliers Montessori, la motricité libre est en train de se démocratiser et de fortement inspirer les jeunes parents. La psychomotricienne que je suis est plutôt ravie de ce phénomène. Seulement, j’ai lu dans des groupes de discussions de professionnels, qu’il y avait quelques dérives à la motricité libre. Alors je me suis dit que ce pourrait être bien de refaire un petit point sur ce concept, pas du tout récent, mais pourtant toujours d’actualité.

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La motricité libre est un concept proposé par Emmi Pickler, pédiatre Hongroise. A partir de ses observations sur l’activité spontanée du bébé, Emmi Pickler découvre le plaisir et l’intérêt que le bébé prend à découvrir seul ses possibilités motrices. Toucher, expérimenter, répéter, tâtonner, persévérer, sont les meilleurs moyens de rendre l’enfant maître de son développement. L’enfant n’apprend pas à se retourner ou se tenir assis, il le découvre au gré de ses expérimentations au sol.

Elle montre l’importance de proposer aux bébés des espaces d’exercices pour que l’enfant puisse profiter pleinement de cette expérimentation spontanée : un espace d’activité libre où l’adulte n’intervient pas lors des manipulations et découvertes mais un adulte qui organise l’espace de façon à proposer des activités adaptées aux capacités et aux goûts de l’enfant et dans un cadre sécurisé.

Le but: En explorant et en découvrant par soi-même, le bébé se sent compétent et capable de faire. Ceci augmente sa confiance en soi et l’envie de progresser et persévérer dans l’effort.

« La liberté motrice consiste à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant, sans lui enseigner quelque mouvement que ce soit. » Emmi Pikler

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L’utilisation de transat est interdite. Vrai et Faux

Disons que tout objet de puériculture qui pourrait entraver la motricité libre de l’enfant est banni. Et le transat en fait partie car l’enfant est dans une position semi assise peu naturelle qui limite ses mouvements. Mais bon, je pense qu’il faut savoir relativiser et s’adapter à son quotidien. Moi, par exemple, ma fille a eu beaucoup (et encore parfois) de reflux. Donc après les repas, il était hors de question de la poser au sol. Je préférais que la digestion se fasse tranquillement. Mais en dehors de ces périodes de digestion et éventuellement quand elle se fatigue, elle est sur son tapis à évoluer librement.

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Je ne dois jamais aider mon enfant. Vrai et Faux

Et oui encore une réponse de normand mais ce n’est pas si radical comme concept et surtout je pense qu’il faut s’adapter à son enfant. Donc je disais, vrai, dans le sens où votre enfant a beaucoup plus de ressources pour parvenir à son objectif que vous ne le pensez.

L’autre soir encore, le papa de Mistinguette allait intervenir pour rapprocher le jouet que la miss cherchait à atteindre en s’étirant de tout son long, lorsque je lui ai demandé d’attendre un peu. Elle était à ce moment-là très concentrée et pas du tout en demande (pas de cri ou de signe d’énervement). Au final elle s’est rabattue sur un autre jouet derrière elle puis y est revenue par la suite. Le fait de ne pas intervenir et de ne pas l’interrompre dans son entreprise lui a permis de réussir par elle-même ce qui est beaucoup plus gratifiant. 

Dans le cas où votre enfant se retrouve coincé (un bras bloqué sous lui, gêné par un objet, …) il est en effet préférable de l’assister un peu. Restez alors à côté de lui pour lui montrer que vous êtes là si la situation devient vraiment bloquée. Et lorsque le point de non-retour arrive, replacez-le dans sa position de départ afin qu’il trouve la solution lui-même. Ainsi si votre enfant s’est retrouvé bloqué en cherchant à rouler sur le ventre, ne le placer pas sur le ventre mais remettez-le sur le dos afin qu’il recommence son enroulement. La prochaine fois qu’il se retrouvera dans cette situation il parviendra ainsi à se sortir de la situation de manière autonome.

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On évite de placer tous ses jouets sur le tapis. Vrai 

Il est préférable de proposer une petite quantité de jouets à votre bébé. L’idéal est de rester dans une thématique par le biais de paniers de découvertes (instruments de musique, couleur bleue, objets en bois, tissus, objets de la salle de bain etc) afin de ne pas disperser son attention. Le temps de concentration des bébés étant court, il montrera des signes de fatigue et de désintérêt au bout d’un moment. C’est alors qu’il sera bon de ranger ce panier pour en proposer un autre et ainsi relancer son attention.

En plaçant tous ses jouets sur le tapis, votre enfant va recevoir trop d’informations et au final il va s’ennuyer car son attention ne va se fixer sur aucun jouet en particuliers. Un peu comme vous face à votre armoire le matin  : « j’ai rien à me mettre » alors que si vous sortiez 3 tenues différentes chaque matin, votre choix serait bien plus aisé.

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On ne met jamais un enfant assis. Vrai mais …

Il s’agit là de LA référence en matière de motricité libre : on ne place jamais un enfant assis tant qu’il ne sait pas s’y placer de lui-même. Et là je vais refaire ma normande. Alors oui un enfant calé entre deux coussins alors qu’il ne maîtrise pas l’équilibre dans cette position a peu d’intérêt pour son développement. Car il se retrouve coincé dans une situation dont il ne peut se défaire et qui en plus va l’empêcher d’explorer autour de lui de peur de tomber.

Cependant, j’avais entendu une psychomotricienne aux maternelles l’an dernier qui disait (fort justement je trouve) que si on va au bout de ce raisonnement, dans ce cas, ne parlons pas aux bébés qui ne savent pas parler. Et franchement je trouve qu’elle a raison. Alors cela ne signifie pas qu’il faut absolument placer les enfants assis. Mais que si l’enfant découvre un peu l’intérêt de cette position, à savoir une vision différente ou de nouvelles possibilités de manipulation, il sera peut-être encore plus motivé pour vouloir y parvenir. 

Personnellement, pour ses histoires de reflux mais aussi pour relancer l’intérêt d’une activité, (j’en avais parlé dans l’atelier musique) je place parfois ma fille assise entre mes jambes. Je ne la laisse pas longtemps car elle me montre vite qu’elle veut bouger et comme elle ne maîtrise pas l’équilibre dans cette position, je n’ai aucun intérêt à la laisser ainsi. C’est la placer dans une position d’échec finalement car elle n’a aucune maîtrise sur son environnement. Seulement je vois bien qu’elle apprécie avoir un autre angle de vue. Alors pourquoi l’en priver ?

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Je peux profiter de ce temps de jeu libre pour aller faire autre chose. FAUX

Bon OK c’est un peu radical comme réponse. Mais c’est que là aussi j’ai lu que certains parents adeptes de la motricité libre le font. Et oui « comme on doit laisser l’enfant faire par lui-même, moi à côté je n’ai pas besoin de m’en occuper« . Sauf que sans aucune stimulation, c’est à dire aucun aménagement de l’espace (mettre des jouets à disposition et savoir en proposer d’autres au moment opportun) mais aussi et surtout sans un regard et une attention bienveillante d’un adulte, votre enfant n’aura aucune motivation à bouger et à explorer autour de lui. C’est aussi votre présence qui lui donne confiance en ses capacités.

Cela ne vous empêche pas de jouer avec le grand juste à côté. Mais votre présence et vos encouragements sont essentiels dans cette prise d’initiative.

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Résumé-motricité-libre

  • Ne soyez pas trop rigide et adaptez-vous à votre enfant et à votre quotidien
  • Essayez de placer votre bébé le plus possible au sol de manière à ce qu’il explore librement ses mouvements
  • Un bon tapis (le Ikéa est franchement idéal) et quelques jouets suffisent
  • Replacez votre enfant dans la position qu’il maîtrise et non celle qu’il cherche à atteindre
  • Ne devancez pas ses besoins
  • Encouragez et accompagnez ses découvertes mais ne faites pas à sa place
  • Et enfin … prenez le temps de les observer car c’est vraiment surprenant de les voir évoluer ainsi. Et puis ça passe si vite !

Toutes les illustrations (aussi esthétiques que justes) proviennent du blog de BougribouillonsVous trouverez plein d’articles sur la motricité libre sur le web mais je vous conseille celui d’une ostéopathe ici.

Si après cet article vous vous posez encore plein de questions sur la motricité libre, envoyez-moi un petit message via la page de contact ou les commentaires. Si je rassemble assez de questions je pourrai vous proposer un autre article sur le sujet !

Le Vrai-Faux de la motricité libre
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29 pesnées sur “Le Vrai-Faux de la motricité libre

  • 24 janvier 2017 à 14 h 14 min
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    Déjà merci pour le lien (je suis l’ostéo citée), bien que quelques trucs seraient à changer sur mon article qui date à peu… peut-être en faire un deuxième qui sait !
    Votre article est très juste à mon sens, car il sort de la théorie à tout prix pour être plus près du réel et du bon sens parental. Il est en effet important que chacun se sente capable de s’occuper de son enfant sans toujours suivre à la lettre les conseils de professionnels, aussi pertinents soit-ils, aucun conseil n’est TOUJOURS adapté dans TOUTES les situations (comme votre exemple du transat qui montre qu’il est nécessaire de s’adapter à son enfant).
    Juste pour revenir sur la position assise, c’est en effet un pilier de la motricité libre que de ne pas mettre un enfant dans une position qu’il ne peut pas prendre par lui-même ET de laquelle il ne peut sortir, mais il y a une vraie différence entre prendre son petit sur les genoux et le caler avec des coussins. Un bébé sur les genoux va pouvoir se laisser aller car il est sécurisé par les bras de son porteur, celui-ci va sentir très vite quand le bébé sera mal à l’aise dans cette position. Laisser un enfant qui ne sait pas le faire, assis sans rien ou calé par des coussins, c’est prendre le risque qu’il rigidifie sa posture pour pouvoir la maintenir, qui n’ose pas bouger de peur de tomber et qu’il tombe vraiment ce qui ne va pas vraiment avec la prise de confiance que procure la motricité libre. Ne pas sous-estimer la pression de l’entourage, voir de certains pédiatres, avec le fameux « il ne tient pas encore assis ? » qui précède le « il ne marche toujours pas ? ». Un enfant en motricité libre tient assis une fois la position quatre pattes maîtrisée, donc souvent plus tard qu’un petit qu’on aura mis assis. Par contre son aisance dans cette position et dans ses déplacements n’aura rien à voir !
    Mais comme le disait une amie psychomotricienne, chez l’enfant ce qui compte c’est la répétition. Ce sont les actions les plus fréquentes qui vont avoir un impact sur le développement. Donc si de temps en temps vous avez votre enfant assis sans qu’il sache le faire, ou dans un transat, ou coincé dans un cosy pour un trajet un peu long… ce n’est pas du tout dramatique, tant que ce n’est pas la norme et qu’il passe beaucoup de temps au sol.
    Juste un petit mot sur la métaphore de la psychomot des maternelles, en fait elle n’est pas juste. Parler à un enfant qui ne parle pas, ça se compare à s’asseoir devant un enfant qui ne s’assoit pas. C’est grâce à ces neurones miroirs que l’enfant va apprendre à marcher, c’est pour ça que généralement les « enfants sauvages » marchent à quatre pattes. Pour apprendre à parler à un enfant on va lui parler, pas lui bouger les mâchoires à sa place, tout comme en motricité libre on lui montre ce qu’il est possible de faire en le faisant nous même, pas en le faisant à sa place 😉

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    • 24 janvier 2017 à 14 h 37 min
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      Merci pour ce commentaires et toutes ces remarques. Oui en effet il y a une différence pour la position assise entre les genoux et la position calée entre coussins. Je voulais juste relativiser cette grande théorie car j’ai vu passer sur des forums de psychomotriciens des mamans qui n’osaient même pas porter leur enfant assis pour ne pas déroger à « cette grande règle ». Je pense qu’il est important que l’enfant expérimente un peu cette position dans différentes situations (portage à bras ou en écharpe, entre les jambes pour regarder un livre par exemple, etc) pour motiver cette exploration, même si les neurones miroirs feront très bien leur travail ;). Et merci pour cette juste remarque concernant la psychomot des maternelles. Mais pareil je voulais surtout qu’on arrête de culpabiliser les parents. Encore merci pour ce commentaire et surtout d’avoir pris le temps de lire l’article.

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      • 6 août 2017 à 10 h 22 min
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        Bonjour..oii merci pour ces précisions. Il y a énormément de tensions dans le corps de bb qua d on le place assis sans qu’ il ne sache le faire par lui même. Ce s
        Qu’ il manque crucialmencrucialment dans le concept de la psychomot libre ou de la manière dont on en parle c est la phase à bras, portage des premières semaines…qui justement aide a l intégration des réflexes et permet aussi a bb de découvrir le.monde en position droite. Il peut commencer a défier la gravité grâce a son réflexe tonic labyrinthique..et bien d’autres.. sur le meilleur des terrains de jeux..le corps d un parent…maintenant encore faut il porter de manière physio..principalemnet sur la hanche et dans le dos…le portage évite aussi les plagiocephalies qui elles entravent la psychomotricité libre. Belle journée

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    • 4 février 2017 à 22 h 58 min
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      Bonsoir
      J’essaie de pratiquer la motricité libre pour mon bébé…
      Mais elle adore être assise alors qu’elle ne sait pas s’y mettre….
      Je l’a met donc assise dans son parc pour pouvoir jouer, moi, je ne suis pas loin.
      Je culpabilise car j’aurais aimé qu’elle sache se mettre assise toute seule pour pouvoir y être…
      Mais si je ne la mets pas assise dans son parc, je ne peux pas la poser…
      Allongée sur le dos, elle se retourne rapidement sur le ventre puis râle!
      Comment fait on avec un bébé qui VEUT être assis?
      J’arrête de la mettre comme ça?
      Merci de votre réponse!

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      • 6 février 2017 à 10 h 59 min
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        Bonjour et merci de ton commentaire. Alors il est toujours difficile de répondre quand on ne voit pas l’enfant mais voici plusieurs questions qui me viennent en lisant en lisant ton commentaire ? Tout d’abord si elle n’a jamais aimé être sur le ventre n’a t’elle pas un problème de reflux ou de de douleur sur le ventre ? Lorsqu’elle est sur le ventre êtes vous aussi avec elle au sol à jouer ? Car certains enfants n’aiment pas être regardés de haut et la position sur le ventre ne facilite pas à aller regarder au dessus de soi. Ensuite est elle toujours dans le parc ? Car sur un tapis elle a un objectif plus motivant pour avancer. En effet avant de tenir assise elle devrait normalement passer de la position sur le ventre aux premiers rampers puis 4 pattes et enfin la position assise. Mais si elle se trouve « bloquée » dans le parc (je ne juge pas je comprend que cela puisse être pratique dans certaines maisons) elle ne trouve peut être pas d’intérêt à se trouver dans cette position. Alors qu’assise elle a plus de place au sol et une meilleure vue sur vous autour. Commencez donc peut être déjà par essayer des moments avec vous sur un tapis. 5 minutes par 5 minutes elle y trouvera certainement un intérêt et développera ainsi son ramper par elle même. En espérant que cela puisse vous aider un peu. Tenez moi au courant.

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        • 6 février 2017 à 22 h 52 min
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          Merci de votre réponse.
          Dans le parc (nécessité oblige parfois) je la mets assise même si elle ne s’y met pas toute seule. Elle « tient » mais j’évite au max de la mettre comme ça (culpabilité…) La nounou la met et la laisse comme ça elle peut s’occuper aussi des autres enfants…(arhhhhhh)…
          Je la mets avec moi sur un grand tapis, sur le dos puis elle se retourne d’elle même et essaie de bouger (j’adore la regarder faire)….
          Disons que si je veux avoir 5 min pour cuisiner, ranger, pouvoir la poser, je dois la mettre assise.
          Si je la mets sur le dos dans le parc toute seule, j’ai des hurlements! (même si elle s’est mise sur le ventre)
          Si je la mets assise dans le parc, je peux m’esquisser un moment…
          Quand je la mets sur le tapis, sur le dos, elle se retourne et joue sur le ventre, se retourne, essaie de bouger, fait l’horloge… mais je reste toujours à côté d’elle (j’ai « peur » que d’un coup elle ne mette à ramper et qu’elle attrape quelque chose de dangereux….)
          NB: elle aime être sur le ventre car très tôt, ce fut sa position pour dormir. mais pour jouer, ce n’est pas du tout sa position préférée et du coup, elle râle vite…
          merci de votre blog!!!

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          • 9 février 2017 à 15 h 58 min
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            Bon donc rien d’inquiétant si elle a des moments où elle peut explorer sa motricité sur le ventre. Elle est peut être pressée de pouvoir avancer justement. Laissez-là justement explorer cette nouvelle façon de bouger en sécurisant au maximum son environnement, elle apprendra ainsi à apprécier cette position et à se mettre assise d’elle même au bout d’un moment.

  • 25 janvier 2017 à 16 h 42 min
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    Très bel article que je vais partager sur FB et Twitter en février! Merci beaucoup!

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    • 26 janvier 2017 à 11 h 52 min
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      Super c’est gentil, Merci 😉

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  • 12 juillet 2017 à 17 h 55 min
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    Merci pour cet article ! Ça me rassure car j’ai choisi depuis quelques mois de suivre les principes de la motricité libre pour mon bébé du mieux que je peux (après l’avoir malheureusement laissé beaucoup dans son transat par manque d’infos). Quels progrès spectaculaires depuis !

    Je ne le mets pas assis (sauf sur moi car il cherche à se redresser de toute façon). Donc forcément à 8 mois il ne tient pas assis puisqu’il commence à ramper seulement. Mais coup de massue il y a 15 jours, le pédiatre me dit qu’à 9 mois, il doit tenir assis ! J’ai paniqué et suivi les conseils du pédiatre mais mon fils refuse catégoriquement de tenter de tenir assis. Si on l’assoit, il se laisse glisser ou tente de passer de assis à la position à plat ventre… Du coup, savez-vous vers quel âge en moyenne s’assoit les bébés en motricité libre ? Histoire de savoir si je vais devoir affronter les remarques de mon pédiatre en pré longtemps ! Merci !

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    • 13 juillet 2017 à 14 h 06 min
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      Alors j’avoue que je suis assez désolée que des pédiatres soit encore à forcer des acquisitions sans se poser la question des compétences de l’enfant. En effet à 9 mois une grande majorité des enfants « tiennent assis » ce qui est bien différent de « savoir se mettre assis ». Et c’est cette étape qui fait partie du développement psychomoteur de l’enfant. Et quand l’enfant a été libre de découvrir ses possibilités motrices en évoluant dans un cadre sans contrainte il acquiert cette compétence après avoir découvert et maîtriser le ramper. En général c’est une fois en position de 4 pattes que l’enfant déplace ses fesses sur le côté pour se mettre en position assise mais rarement avant. Je ne veux donc pas vous donner d’âge car cela dépend du stade de développement de votre enfant. Comme il n’en est qu’au premiers rampers, il faut le laisser explorer ce niveau mode de déplacement et ainsi naturellement il découvrira la position assise. voilà pourquoi les enfants qui évolue en motricité libre savent se mettre assis plus tardivement que les enfants mis assis. Continuez donc comme vous faisiez avant et écoutez vous avant tout. Vous m’avez l’air très à l’écoute de votre enfant alors faites lui confiance et adaptez vous à sa demande et non pas à celle du pédiatre. En espérant avoir répondu à votre question et merci pour votre commentaire qui aidera certainement d’autres parents dans votre cas.

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  • 13 juillet 2017 à 8 h 59 min
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    Bonjour, votre article est très intéressant. Cependant je me pose une question. J’ai bien envie d’aider mon bébé dans ses découvertes mais j’avoue qu’on le met fréquemment sur son tapis d’éveil dans son parc. En effet, il dort peu en journée, il commence à bien bouger et j’ai aussi des choses à faire pour m’occuper de la maison. Je ne peux pas être toujours près de lui et je le mets donc dans le parc pour plus de sécurité. Que pouvez-vous me conseiller pour pouvoir vaquer à mes occupations et ne pas le brider ?

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    • 13 juillet 2017 à 14 h 14 min
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      Alors le parc n’est pas si mauvais en soi mais c’est vrai que varier son environnement peut être source de nouvelles découvertes et donc de nouvelles stimulations. Je vous propose donc de le placer dans le parc quand vous avez vraiment besoin de faire la cuisine par exemple ou le ménage. Mais les autres moments, essayez de le placer au sol sur un tapis dans une autre pièce comme sa chambre et de vous placer avec lui. Vous pouvez également limiter les jouets dans le parc pour ne lui en proposer que 5 ou 6 et les changer toutes les semaines. Ceci restimulera son intérêt pour des jouets qu’il ne voyait plus à force de les avoir toujours devant ses yeux. Pour vous aider j’ai également fait un article sur les jeux de mon bébé de 6 à 9 mois. Il y a des idées toutes simples avec parfois très peu de matériel. Et sachez que prendre 5 minutes par jour pour jouer avec votre enfant permet de réduire les tensions accumulées dans la journée pour tout le monde ce qui entraîne des relations beaucoup sereine au sein de la famille. Et ces 5 minutes de retard sur la préparation du repas seront gagnées par le temps d’endormissement plus rapide par exemple alors ça peut valoir le coup de changer un petit peu ses habitudes 😉

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  • 14 juillet 2017 à 11 h 14 min
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    Super article… J’aimerai tellement appliquer tous ces gestes, mais j’ai l’impression que c’est trop tard. Déjà parce que  » la norme  » impose qu’on tient son enfant par les mains pour le faire marcher, parce que  » tout le monde  » le fait… C’est bête mais j’ai du mal à m’opposer à tout. Rien que pour le trotteur, je dois expliquer à tout le monde pourquoi je ne veux pas l’utiliser… Je sais, Je n’ai pas à me justifier, mais tout le monde pose cette question, comme si j’étais étrange. Puis on a manqué ce moment de le laisser faire seul, on l’a placé’ debout, il a avancé. Depuis, il a compris qu’il a besoin de nous pour avancer. Y’a-t-il des solutions pour lui apprendre à prendre confiance en lui ? J’ai aussi l’impression que c’est un sacré’ fainéant, il attend qu’on l’aide

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    • 18 juillet 2017 à 21 h 23 min
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      Merci c’est très gentil. En effet je comprend votre difficulté face au regard des gens. L’idéal c’est de ne pas chercher à se justifier face aux gens et éviter les débats creux avec des gens qui de toute façon sont persuadés de tout savoir. C’est votre enfant, c’est à vous de décider ce qui est bon pour lui et si vous ne souhaitez pas vous justifier, appliquez vos principes à la maison quand personne n’est là pour vous donner son avis. Si lorsque vous êtes en famille vous devez changer un peu vos habitudes, votre enfant ne perdra pas tous les bons réflexes qu’il a acquis avec vous. C’est la répétition qui fixe les choses et pas un moment isolé où l’on tente autre chose qui changera ce qui est en train de se mettre en place.

      Et ce n’est pas grave votre enfant est encore petit. Il peut encore prendre confiance en ses capacités. Peut être pouvez vous essayer dans d’autres domaines comme l’habillage ou le repas. S’il parvient à trouver un domaine où il se sent valorisé et encouragé à réussir par lui même et que vous accompagnez cela par un discours bienveillant qui gonfle son estime, peut être cherchera t’il à reproduire cela dans d’autres domaines comme la motricité au parc par exemple. en espérant que cette réponse puisse vous aider.

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  • 15 juillet 2017 à 10 h 13 min
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    Article trés sympa qui résume assez bien les choses :). Merci.

    Je ne suis juste pas d’accord avec l’exemple cite du parler au bebe alors qu’il ne sait pas le faire alors pourquoi ne pas le mettre assis alors qu’il ne sait pas faire. Quand on parle au bebe on ne lui prend pas la bouche pour le faire parler ;).
    Pour moi se sont deux choses différentes. En motricité le principe de ne pas proposer une position « inconnue » a l’enfant avant sa découverte par lui même est essentielle. En le mettant assis, ses muscles du dos par exemple ne sont peut être pas encore assez musclés pour tenir (sans compter le poids de la tête). Aussi, son cerveau ayant du coup connu l’assis, va vouloir le revivre à tout prix pour l’intégrer, grillant ainsi les étapes précédentes essentielles qu’il était peut être justement en train d’intégrer. Avec ce besoin créé de vouloir s’assoir de nouveau on crée de la frustration, des pleurs, de la dépendance a l’adulte.

    Un livre très intéressant et très concret sur le sujet : « De la naissance aux premiers pas » de Michelle Forestier.

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    • 18 juillet 2017 à 21 h 25 min
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      Merci pour vos précisions qui ont d’ailleurs été reprises dans un autre commentaire par l’ostéopathe que je cite dans l’article. Et en effet le livre de Michelle Forestier est une très bonne référence 😉

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  • 19 juillet 2017 à 8 h 01 min
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    Bonjour,

    Je suis convaincu de l’intérêt de la motricité libre et souhaite la pratiquer avec mes bébés qui ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez…
    Je n’arrive cependant pas a trouver des infos sur le fait de mettre un bébé en position ventral. J’aurai tendance à vouloir laisser l’enfant sur le dos et lui proposer le maximum de temps d’éveil sur un tapis pour qu’il puisse acquérir ce retournement seul. L’avis d’un professionnel me serait utile car je lis pleins de choses comme quoi il serait bon de proposer la position ventrale à un tout petit bébé …

    Je suis un peu perdu,
    Qu’en pensez-vous ?

    Merci

    Répondre
    • 19 juillet 2017 à 16 h 32 min
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      Et bien vous m’avez l’air bien calée sur le sujet et vous avez tout à fait raison. Les médecins ont tendance à garder cette idée qu’il faut absolument placer les bébés sur le ventre pour les « muscler » mais ils y parviennent tout à fait eux-mêmes au sol sur le dos en cherchant à observer ce qui se passe autour d’eux. Et puis, maintenu dans vos bras ou lors de l’habillage qui nécessite parfois quelques retournements, ils stimuleront leurs tonus axial pour relever ou maintenir la tête. Pas besoin donc de leur imposer des séances sur le ventre. Et surtout écoutez vous avant tout, personne mieux que vous ne saura ce qui convient à vos enfants. Bonne fin de grossesse 😉 et n’hésitez à revenir par ici quand vos bébés seront nés !

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  • 19 juillet 2017 à 22 h 07 min
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    Bonsoir,
    Je pratique la motricité libre avec mon petit de bientôt 4 mois. Il a maintenant un super tapis de jeu IKEA qui me rassure beaucoup quant à d’éventuels chutes ou mouvements trop brusques. Cela fait une semaine que bébé se retourne sur le ventre, dès que j’ai le dos tourné paf il se met sur le ventre. C’est super bien mais au bout d’un moment il se met à pleurer. Je le retourne gentiment sur le dos, mais des fois il se remet direct sur le ventre. Que conseillez-vous de faire? Il essaie de ramper mais n’y arrive pas encore bien (enfin en poussant sur ses jambes, levant les fesses et la tête par terre). Il arrivait à rouler sur le dos à 2 mois mais c’était plus rouler que se tourner, je vois la différence maintenant qu’il se tourne du dos au ventre. Merci d’avance.

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    • 21 juillet 2017 à 15 h 55 min
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      C’est en effet assez frustrant pour certains enfants de se retrouver sur le ventre sans réussir à se sortir de cette position. Pour qu’il prenne plaisir à rester sur le ventre (et ainsi mieux relever sa tête et progressivement dégager ses bras pour pouvoir jouer dans cette position), placez lui des jouets devant lui qu’il apprécie comme des hochets, des culbutos ou des instruments de musique. Ce sont des jouets sur lesquels il va rapidement pouvoir avoir une action, ce qui le motivera à reproduire le geste. Placez le également près d’un mur de façon à ce qu’il puisse prendre appui avec ses pieds pour qu’il commence à repousser par les pieds et ainsi commencer à comprendre comment avancer sur le ventre. Mais soyez patiente, il va vite arrêter de pleurer et apprécier cette position. Et rester avec lui assisse sur le tapis le plus possible lorsqu’il joue afin qu’il investisse encore plus cette position.

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    • 15 septembre 2017 à 16 h 41 min
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      Oui le parc n’est pas forcément une mauvaise chose surtout au début où leur espace d’exploration est minime et le transat peut se révéler utile aussi comme dans le cas de ma fille. mais il est quand me^me préfréable que le maximum de temps soit au sol directement. Merci pour ce commentaire !

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  • Ping : Marche de bébé ... comment l'aider ou pas - Parole de maman Psychomot'

  • 13 novembre 2017 à 0 h 58 min
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    j’ai besoin de conseils: ma fille a 7 mois. Je la met très souvent sur je dos pour qu’elle se familiarise avec ke monde qui l’entour. Mais le problème c’est qu’elle ne sait toujours pas se retourner. Que ce soit dos/ventre ou ventre/dos. Je pense que cela ne l’intéresse pas. Que dois je faire ? Attendre qi’elle daigne le faire d’elle même où l’entraîner à la faire ? Je vous remercie d’avance

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    • 13 novembre 2017 à 12 h 21 min
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      Alors tout d’abord pas d’inquiétude, à 7 mois certains enfant ne trouvent pas encore d’intérêt à aller voir ce qui se passe autour. Pour l’aider à avoir envie de s’enrouler je vous conseille de placer ses jouets plutôt au dessus de sa ligne de vision de façon à ce qu’elle cherche à diriger son regard au dessus d’elle (comme sur la photo de ma fille sur le dos avec son livre en noir et blanc). Ceci va entraîner une cambrure de l’axe et un appui des pieds au sol qui seront nécessaires pour les futurs enroulements et donc retournements. Ensuite pendant le change vous pouvez essayer de la placer sur le ventre en induisant le mouvement. Pour cela, pliez une jambe de votre enfant et amener ce genou de l’autre coté du matelas à langer. Ceci va entraîner un enroulement du bassin et entraînera également une rotation des épaules. Ne pas forcer l’enroulement et à ne faire que de temps en temps mais cela peut aider à ressentir le mouvement qu’elle cherchera alors peut être plus facilement à reproduire. Eh espérant que cela ait pu vous aider un peu.

      c’est à dire en ramenant une cuisse vers le coté opposé en pliant la jambe qui est dans votre main

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